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Comme Hemingway, Pleyers pratique un peu la boxe et voyage beaucoup. Un soir, en Espagne, il organise des séances de spirites pour les touristes qui s’ennuient. Le surlendemain, avant de s’attirer de sérieux ennuis avec les gardes civils, on le retrouve ermite au milieu du désert.
Au retour du Sahara, c’est sa rencontre avec Paul Cuvelier, l’auteur de Corentin, qui le propulsera dans la cour des grands : « Cuvelier, chez qui j’ai squatté pendant une dizaine d’années, c’était le Michel-Ange de la bande dessinée. Il vivait dans de vieilles ambassades, entouré de drogués homosexuels, peignant des miniatures pornographiques et jetant des anathèmes sur le monde entier. Se brûlant intérieurement jusqu’à finir emporté, à 54 ans, par un cancer généralisé. » Pour tenir la promesse qu’il avait faite à Cuvelier avant sa mort, Jean Pleyers va frapper à la porte de Jacques Martin, le géniteur génial d’Alix, celui qu’il appelle son troisième père : « C’était en 1977. Martin a regardé mes dessins, m’a demandé de reprendre, d’après son scénario, les aventures de Xan, qu’il voulait d’abord confier à Cuvelier. J’ai essayé, je me suis planté, j’ai recommencé quatre fois et c’est parti ! »
Gérard Charut, Magazine de L’Est républicain n° 152,1993 .................................................................................................................... 
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